07 mars 2019

Samba de Sangue

Sélina danse au sang qui pulse dans ton cou
Son ventre lisse glisse épic' toute à ton goût

Et puis ses yeux de glace noire nuit des morts
Et puis sa peau de reine bleue comme panthère
Et toi tu hurles qu'elle brûl' ta peau qu'ell' mord
Et tant pis si déjà sur toi tu sens la terre

Sélina tremble et geins des joies de son festin
Tu porte'à son sein ta main par dernier instinct
Et ses enfants comme des rats mordent tes bras
Enfants de jade sophomores blancs cobras

Sélina porte ses enfants dans la nuit rouge
Sur le basalte où tu reposes nid d'amour
Et les étoiles brûl' dans des cris de peaux-rouges
Le monde est un serpent qui n'est jamais glamour

Samba de sangue misericordia
Samba de sangue misericordia
Samba de sangue misericordia
...

13 décembre 2018

Vesprée

Je deviendrais notre partage
notre pain partagé

Amour si tu venais
comme un voleur dans ma nuit,

Et comme un feu qui distingue,
une lampe qui brûle,

Je dis et je dirai, amour,
au temps qui te convient :

Voici beauté d'enfant
qui émerveille et que j'adore !

Amour à cœur d'orage me fait tison,
et tisonnier je porte mon cœur
de dit en dit, d'heure en heure
et de poème, enfant, à ton visage d'or.

22 octobre 2018

Through the Water

Through the water the old souls want and wander
Through the water
Not this or that water though
Behind the dream and the tear
Behind the black lake in the night
And the well that was your first love
Between the black eagle high in the icy sky
And the ruffle of his feather in your heart
Through such water the old souls want and wander
Through these waters they come to give.

Hear the drum, human child !

02 octobre 2018

Requiem

Et le poète danseur des mondes
Rêve la vie que la mort rêve
En un corps dément
Que mille âmes occupent
Sans qu'aucune forme un soi
Palais sans roi que des chevaux fous
Aux ailes d'oiseaux rapaces
Font hurler dans la nuit sans étoiles
Et le midi ardent qui incendie la sylve
Fleuve de feu parmi les mille lacs d'eau noire

Le rêve de la vie déjà s'écoule parmi les os
Parmi les orbites décharnées
des yeux aveugles d'avoir trop vu
Des lèvres craquées d'avoir trop bu
Les montagnes se dressent et s'écoulent
Comme vagues de pierre
Et tu n'en as rien su

Va et meurs, petit homme !