25 août 2009

Marine Antique - un poème

De la mer insensée un homme s'est épris
- D'opalescence et de nuit, d'écarlate
Les amers encor à l'âme arrimés
Et l'oiseau voyageur appelle de son cri
Les dauphins bondissants dans l'écume céleste -

Passant dans les pins chanteurs
qui ombrent une table de marbre
- là un grain de raisin que convoite l'abeille
là de la myrte qui sèche près de l'assiette -
Un chant d'autres chants attise le cœur de l'homme

Le dieu moqueur salue les flots chanteurs
Et le rivage s'alourdit du cri des pécheurs
Tard les feux du festin s'éteignent
sur les cris des jeunes filles courant dans la mer
Ô Archipel! Né du feu par le feu à la mer t'en retournes

Au matin la terre a tonné
Santorin n'est plus qu'un tombeau de cendre
De Délos au mont Dimaste un silence - une clameur

Mais par dieu plus fidèle, le logos pantomètre
convoquant les dauphins dans les flots de lumière,
Pythéas au cœur doux de la mer insensée s'est épris.

Aucun commentaire: