21 février 2013

Voici qu'il naît...

Voici qu'il naît au cœur du pays.
Un chant presque, le bourdonnement d'un insecte lourd
avec le trottinement des jeunes filles que le soleil enchante.
La ville, chose morte, draine son cortège de fer dans un brouillard jaune.
Et le rire de l'étranger s'ouvre aussi dans un feu jaune.
Voici qu'il naît une chose improbable mais que le cœur attend:

Pour toi ma douleur un fleuv' remonte son cours
Qui hier encor emportait dans ses flots les vifs
Et les morts sous le ciel de Dieu en son esquif
De lumière qu'on invoquait pour prompt secours.
Et mon âme toujours à ta source accolée
Pleur' solitairement au cœur des plus hautes pierres.

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